Après avoir cheminé quelques heures dans des territoires pour moi encore relativement familiers, je m’étais retrouvé à continuer cette balade vers un chemin inconnu, sans m’en rendre tout à fait compte à ce moment.

Voici où nous mènent nos pas, lorsqu’on les confie à nos pensées dérivantes…

Las d’un voyage dont seules les parts obscures de mon imagination en étaient les étapes, je me trouvai malgré moi loin de tout, sur les rives d’un fleuve charriant des eaux sombres vers un Océan dont la rumeur saline me parvenait indistinctement.

Échouée comme un animal agonisant, une roulotte colorée faisait face à la rive. De l’intérieur montaient des volutes parfumées aux fragrances évocatrices.

Le flux velouté du fleuve me plongeait dans un endormissement inquiétant.

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